Même si les matchs amicaux ne reflètent pas toujours la réalité, on peut imaginer que le championnat sera très ouvert. Suresnes a nettement battu Rouen, Niort a gagné contre Bourgoin, et Albi s’est imposé face à Carcassonne.
Au vu des deux premiers matchs et de la seconde partie de saison dernière, on voit que l’on peut rivaliser sur un match avec n’importe quelle équipe.
En revanche, nous n’avons pas encore la profondeur d’effectif pour aborder chaque rencontre avec l’ambition de gagner. Il faudra bien gérer le groupe et assurer les victoires à domicile (à l’exception de Nice, qui semble au-dessus, mais tout reste possible). Les matchs à l’extérieur, notamment contre les équipes du top 6, doivent être envisagés comme des opportunités pour le reste du groupe de gagner en expérience et de progresser.
En lisant la saga des clubs de Nationale dans le Midol (Périgueux, Bourg-en-Bresse, Rouen, Narbonne…), on constate que tous disposent de budgets compris entre 3,5 et 5 millions d’euros. On voit bien qu’économiquement, Marcq n’est pas encore à ce niveau, ce qui explique un recrutement plus jeune et la difficulté à attirer certains profils. Le club n’avance pas au même rythme sur tous les plans, et trouver 1 à 1,5 million d’euros supplémentaires risque de prendre du temps. D’autant que les budgets annoncés ces dernières années ont probablement été surestimés, notamment grâce à l’apport de capital de 2022. Le maintien est donc primordial pour continuer à développer la structure économique.
Côté communication — qui est pourtant un levier de développement essentiel pour un club qui vend de l’image et de l’événementiel — il faudrait accentuer les efforts. Aujourd’hui, la communication reste assez basique : quelques publications sur la vie du club et trois photos par jour de l’équipe première. On n’exploite pas assez les joueurs comme vecteurs de communication. Hormis l’entraînement et quelques présences lors d’événements partenaires, ils sont peu mis à contribution. Pourtant, un joueur doit être un véritable ambassadeur (un « VRP ») pour son club.
Quand on observe ce que font Toulouse, Vannes ou encore Toulon depuis le retour de Mignoni — entraînements délocalisés, interventions des joueurs chez les partenaires, participation dans les écoles de rugby ou dans les établissements scolaires — on voit bien que cela crée du lien, renforce l’image du club, valorise les initiatives auprès des partenaires et attire du public.
Le club doit donc adopter une stratégie plus tournée vers l’extérieur, afin de communiquer davantage, créer de la sympathie autour des joueurs et renforcer l’attachement au club. Surtout dans une région ou le rugby est pas le premier sport.