Je félicite Olivier pour la qualité de son article et plus particulièrement les visuels (mis à part la couleur des protubérances peut-ètre un peu trop évocatrice) qui permettent d'appréhender les différentes problématiques propres à chaque étage mais aussi plus largement, de comprendre l'équilibre général de l'édifice et ce au-delà des simples effets d'annonce.
Je le félicite également d'avoir priorisé dans son travail de reconstruction de l'édifice Fédéral, le fait de s'atteler avant toute considération de finition sur les parties hautes à rechercher d'abord et avant tout, à solidement ancrer les fondations, les parties basses sans lesquelles, quelque soit le type de construction, si c'est mal conçu, ça fait tôt ou tard inévitablement : Patatras !
Bref, je suis d'accord sur l'essentiel ( ceci signifiant : Pour la masse des pratiquants), sur presque tout ( ceci signifiant : ç'aurait été mieux après que avant si les choses avaient été au jusqu'au bout).
Le seul étage où j'émets un bémol un peu dans la même lignée que TheBarge, c'est celui qui nous intérresse sur le présent Post dédié à la Fed1. Cette pierre d'achoppement, elle a eut beau ètre retravaillée par le passé, tantôt au marteau-piqueur, tantôt au burin, voire ciselée au taille-pierre, elle constitue invariablement un obstacle sur lequel nombreux sont ceux qui butent. Force est de constater, autrement plus à cet étage qu'aux autres.
Le problème, pour cet étage tient essentiellement à la technique de construction. On parle de Pyramide Fédérale alors que c'est en réalité une Cathédrale Fédérale qu'il conviendrait de construire. Lorsque les peuples Amérindiens, Moyen-Orientaux ou d'Egypte ancienne émirent l'hypothêse d'ériger des constructions monumentales, le principe de le faire de façon pyramidale s'imposa à tous un peu contraints et forçés car ne maitrisant pas encore toutes les techniques Architecturales aujourd'hui connues. Une base très large et fortement ancrée, un sommet très très étroit, peu de vide au milieu, un degré d'inclinaison standard & approprié pour stabiliser le tout était alors le modêle universel. Puis vint une évolution technique (on peut presque parler de révolution) majeure, inventée en Occident (personne ne sait à qui en attribuer la paternité) qui permit d'envisager les constructions monumentales de manière plus aérée. Cette invention s'appelle la Clé de voûte.
J'utilise ces métaphores architecturales à dessein, car pour ce qui concerne notre Rugby, on se heurte sensiblement aux mms problématiques pour l'étage "juste avant d'ètre chapeauté" par le sommet. A savoir repartir harmonieusement les forces, les "pressions" du sommet sur l'ensemble de l'édifice pour éviter qu'il ne vacille. Bref, l'étage trois de l'édifice Fédéral devrait en qq sorte représenter la clé de voûte de l'édifice...
Pourquoi cet étage et pas un autre ? Parce que c'est l'étage de toutes les pressions ! Pression de l'étage du-dessus pour tout ce qui à trait à l'aura, la magnificience, la médiatisation, l'argent qui en découle... Pression du résultat immédiat pour qui ambitionne grimper d'un rang. Pression du temps qui passe pour qui y parvient (parce qu'en réalité force est de constater qu'un maintien se joue le plus souvent dans les qqs semaines que constituent l'intersaison !). Pression du public, des partenaires à qui on a vendu le plus souvent l'idée (un peu obligé...quoi vendre d'autre ?) que ce n'était qu'une étape avant de grimper d'un étage. Pression de sentiments antagonistes qui t'incintent d'un côté à te montrer aventureux dans ta gestion financière pour espérer progresser et de l'autre à te montrer vertueux pour ne pas t'attirer les foudres d'instances de contrôle. Pression des partenaires publics qui corrêlent l'épaisseur de leur participation au fait que tu restes à ce niveau. Pression du seuil de ressource imaginables qui se heurtent à un plafond de verre lié à la faible notoriété de ce Championnat. Pression de ceux d'en-dessous qui te prennent pour un nanti. Pression lié à un seuil d'incertitude sur comment s'articulera la compétition à moyen terme (ça change tout'l'temps !). Pression de la concurence qui se pique à qui mieux-mieux les meilleurs éléments (parfois-mm à l'instar des riches du dessus, pas tant pour t'habiller que déshabiller l'autre !). Pression de la ligue pour éxiger via CDC un seuil de "confort" en cas de montée et en aucun amortissable à l'échelon Fédéral. J'arrête là mais la liste des pressions est loin d'ètre exhaustive.
C'est justement parce que c'est l'étage de toutes les pressions, le lieu où se situe la clé de voûte de l'édifice qu'il convient de le retravailler en visant un juste équilibre. Pas trop resserré (type Elite ou Prod3) parce que ça reviendrait à dire qu'on allonge la flêche mais aussi qu'on répercute mécaniquement (avec coéfficient multiplicateur) les problèmes de pression à l'étage du dessous. Pas trop élargi non-plus (48 et a fortiori 60) parce qu'on leste cet étage d'éléments essentiellement ornementaux sans aucunement (au contraire) fluidifier le passage d'un étage à l'autre. Non, il faut un étage suffisamment solide pour accepter toutes les pressions et ce sans concession ni en répercuter les effets en-dessous, mais suffisamment souple pour amortir le passage d'une division à l'autre (tant par le bas que par le haut).
C'est pour ces raisons que le "juste point d'équilibre" pour la Fédérale 1 consiste à pratiquer avec un contingent d'équipes que je situerais dans une fourchette entre 24 et 32 équipes. 28 me semblant la juste proportion mais ça peut ètre un peu plus ou un peu moins....Pas beaucoup plus, pas beaucoup moins.