Allez à mon tour de quelques commentaires, très personnels bien évidemment, à l'issue de ces deux premières journèes marquées par ces 9 points somme toute inespérès quand le calendrier est paru.
Pas de génie de la part des Noirs mais du pragmatisme, de la sérènité, de l'engagement, du courage aussi et apparemment un parfait respect des consignes... bref pas du brio pour la galerie mais un comportement idéal pour des situations différentes pas évidentes à gérer.
Un premier match à l'extérieur face à un abonné aux places qualificatives qui ne s'était incliné qu'une seule fois à domicile la saison dernière, face à Aix d'ailleurs que Guy Boniface ne va pas tarder à détester, mais qui est apparu faible, désorganisé et surtout très indisciplinè ce qui s'est confirmè hier à Colomiers : la greffe Darricarère semble avoir du mal à prendre - l'entente avec Auradou serait-elle parfaite ? - , le chantier paraît colossal et dès cette première le public montois ne s'y était pas trompé en applaudissant la dernière tentative de Clémant Darbo face aux perches, non plus que le Président ni que les vieilles gloires locales présentes.
Un deuxième match à domicile, face au groupe désignè par la plupart des commentateurs comme le grand favori de cette ProD2, après une victoire bonifiée à confirmer devant un public chaud-bouillant à conquérir, ce n'est évidemment pas facile.... et donc pendant 10 minutes une appréhension manifeste devant des adversaires, auréolés de leur grande réputation, que l'on bade et qu'on laisse imposer leur jeu trop facilement, des errements fâcheux et une défense absente se concluent par un bel essai mérité des Catalans... ensuite heureusement des valeurs retrouvées, une grande lucidité génèrale, une confiance et des certitudes nouvelles, une mélèe dominatrice, une conquête propre dans les airs et au sol, un essai magnifique de puissance mais aussi d'intelligence, un buteur toujours aussi précis ( quelle merveille cette pénalitè de prés de 60 métres ! ), une défense de fer éteignent des perpignanais assez pâles et déconfis... les choses deviennent faciles pour une victoire incontestable... le plus extraordinaire c'est que ce résultat face au grand cador paraît tellement normal et logique que l'on se prend à penser que ce groupe peut encore nous étonner au cours de la saison.
Pas d'emballement cependant la saison est longue, truffée de chausse-trappes et comme l'ont soulignè tant le Président que le Manager et les Joueurs eux-mêmes rien n'est fait et dès vendredi une nouvelle grosse épreuve attend les Noirs avec cette réception de Grenoble vers laquelle ils paraîssent déjà, et c'est heureux, tous focalisés... mais ce qui semble déjà acquis c'est qu'aucune équipe ne viendra en pensant prendre des points faciles à Maurice David.
Au vu des efforts déployès au cours de ces deux premières rencontres je m'attends moi aussi à une rotation importante pour vendredi mais par bonheur l'effectif est dense et de qualité et ceux qui, parmi les Ischenko, Gontard, Kbaîer, André, Luafutu, Dufau, Lavernhe, Zambelli, Lacelle, Guigon, Poirson, Justes, figureront sur la feuille de match auront à coeur de se mettre au niveau et de confirmer que le train Noir est lancé et n'est pas près de dérailler malgrè des embûches inévitables car il est évident que Provence Rugby acquérait alors aux yeux de tous un nouveau statut qui ne sera pas facile à assumer.
Je suis assez d'accord avec Dartagnaix pour souligner que le staff est exigeant et efficace et que dans Cibray il y a un peu du Mignoni. Pour le connaître un peu comme ce dernier je peux avancer que c'est un battant, orgueilleux bien sûr, mais surtout un bourreau de travail, précis, méticuleux, fonceur, décidé, exigeant, très exigeant... je crois qu'il saura s'appuyer et jouer, selon les conditions, tant sur la mâturité des joueurs cadres, sur la combativité des plus expérimentès que sur la fougue des jeunes talents qui ont rejoint l'effectif... il s'est entouré d'assistants du même acabit avec James Coughlan et Julien Osmond qu'il connait bien sans ârler de Matias Aguero... il sait aussi qu'à la différence d'Iznogoud il est parvenu à devenir Caife à la place du Calife mais que rien ne lui sera perdonné : il a beaucoup à gagner mais il peut aussi tout perdre... donc à lui et à lui seul la responsabilité de nous faire rêver.