J’ai lu tout à l’heure un parallèle avec Guy Roux et pour moi qui ne suis à la base qu’un simple footeux… fervent supporter du FC Gourcuff, je ne peux m’empecher de rebondir en pensant plutôt à celui que nous étions certains à appeler le Druide.
Je me garderai bien de comparer les personnalités de Jean-Noël Spitzer et de Christian Gourcuff, que je ne connais pas personnellement même si j’ai appris à déchiffrer le CG après plus de 30 ans d’exercice, mais j’ai quand même la nette impression que la notoriété du premier est en train de suivre la même tendance que celle du second. D’ailleurs il s’en est fallu de peu que le millésime 2020-2021 du RCV ne ressemble au millésime 1997-1998 du FCL après des courbes similaires les années précédentes.
Même si le ton du druide lorientais était plus professoral et en agaçait malheureusement certains, ni l’un ni l’autre n’a l’habitude de parler pour ne rien dire. C’est réfléchi des deux cotés et ça ne semble rien laisser au hasard. L’un semble apprécier le travail collégial pendant que l’autre aimait garder la maitrise de beaucoup de choses. Comme nous tous aujourd’hui avec JNS, j’ai souvent redouté l’envol de CG dont l’essor du club était en grande partie l’œuvre.
Je ne suis qu’un suiveur assez nouveau du RCV puisque je ne suis venu les voir à la Rabine pour la premiere fois qu’en 2017 et que je n’ai suivi une saison absolument complète que cette année. Pourtant dimanche soir j’ai hurlé devant ma télé en voyant filer le biarrot entre les poteaux. Les murs vibrent encore et ma main porte même aujourd’hui les stigmates de sa rencontre avec la table basse du salon… C’était si horrible, tellement cruel, tellement brutal…
Je ne suis pas calé pour pointer du doigt ce qui a moins bien fonctionné mais je ne vois de toute façon aucune raison de le faire tant j’ai pris plaisir à voir cette équipe s’arracher, gratter les ballons, se démener… J’ai trouvé le match extra et j’espère que la frustration des joueurs s’envolera vite pour leur permettre de savourer pleinement des vacances bien méritée tout en pouvant se retourner sereinement sur leur formidable saison. La finale n’est pas là, la montée encore moins, mais le souvenir de tous ces jeudis et vendredis soirs depuis septembre restera pour moi grandiose malgré l’impossibilité d’aller y voir de plus près.
Je suis tombé amoureux de ce club et c’est peut-être con à dire pour le lorientais que je suis mais bien que j’ai toujours apprécié votre ville je sens que j’aime également Vannes de plus en plus à travers lui. Je sais déjà que je serai prochainement bien plus souvent à la Rabine, je crois pouvoir affirmer que ce ne sera pas conditionné à un parcours similaire et me plait à penser qu’on sera nombreux dans mon cas à venir vous concurrencer à la billetterie prochainement…
Nous verrons bien ce que l’avenir nous reserve mais je crois sincèrement que la dynamique ne va pas s’arrêter, qu’il va toujours être possible de capitaliser sur tout ce travail pour faire encore mieux, quitte à filer moins vite et moins droit que ce parcours de malade.
Un grand merci à tous les joueurs, entraineurs, dirigeants… pour m’avoir offert tant de belles soirées dans une année où j’en avais tellement besoin !