Académie de l'USON
Entre les rugbymen professionnels et l’école de rugby, se trouve l’Académie de l’USON. Une entité qui accueille trente jeunes, des collégiens et des lycéens. Et dont la vie n'est pas un long fleuve tranquille...
Il est parfois bien difficile de s’y retrouver dans les diverses structures de l’USON Nevers. Entre les équipes de jeunes, le centre de formation, les Espoirs… et l’Académie. Cette dernière accueille trente collégiens et lycéens, estimés à “fort potentiel” par le club. L’USON ayant un double objectif pour ces jeunes (vingt-sept garçons, dont deux arbitres, et trois filles) : la formation sportive et la réussite scolaire. Cette Académie a ouvert ses portes en septembre 2020.
Son fonctionnement et ses objectifs ont soulevé quelques interrogations, en début de cette année scolaire, de la part de certains enseignants qui s’inquiétaient de la charge d’entraînement et de l’éloignement des familles – notamment pour un collégien venant des Pays-Bas.
Des interrogations que connaissent les encadrants de l’Académie – Jonathan Garcia, Patrice Koechlin et Pierre-Olivier Laveau – qui savent combien il est difficile de concilier passion et études.
Départements limitrophes
« Notre zone d’influence est celle de Nevers », explique Patrice Koechlin, directeur du centre de formation et responsable scolaire. Les jeunes viennent donc, pour la grande majorité, de la Bourgogne ou des départements limitrophes. Ce qui leur permet de rentrer chez eux le week-end, après une semaine passée à l’internat. Pour intégrer l’Académie, ils participent à des journées de détection, afin de savoir si le club peut les considérer à “fort potentiel”.
Mais, pas question pour l’Académie de l’USON de se lancer dans des “recrutements” qui pourraient être trop compliqués à gérer au quotidien. « Le jeune hollandais recruté cette année a été une surprise. Cela s’explique par le fait que son frère soit déjà passé par l’ASM à Clermont. C’était une opportunité pour nous. Mais, nous ne cherchons pas spécialement ce style de profils », poursuit Patrice Koechlin. Qui peuvent être, parfois, quelque peu compliqué à gérer...
Pour la réussite de ces jeunes, l’Académie a des partenariats avec les collèges Adam-Billaut et Fénelon ; et les lycées Raoul-Follereau et de Challuy. Les dirigeants de l’Académie et les membres de l’Éducation nationale travaillent mutuellement pour que les jeunes ne loupent pas le coche des études. En effet, les “académiciens” de l’USON doivent supporter douze heures d’entraînement par semaine. Dès 7 h 30… Et le soir jusqu’à 19 h 30.
Il y a des conventions signées avec chaque établissement, les cours sont récupérés et du soutien scolaire organisé.
« Il y a des conventions signées avec chaque établissement, les cours sont récupérés et du soutien scolaire organisé », souligne Jonathan Garcia, responsable de l’Académie. Dès qu’un jeune “dévisse” sur le plan scolaire, le club resserre les “boulons”, en lien avec la famille et les établissements scolaires. « Le suivi des notes est primordial », insiste Patrice Koechlin.
Vie intense
La vie de ces trente jeunes est donc très intense. Entre entraînements, matches, déplacements, cours, examens… « Nous les soutenons au mieux : pour les papiers administratifs, mais aussi sur le plan de la santé : ils sont suivis par le médecin du club, le préparateur mental, le kiné. Les familles nous font confiance », détaille Jonathan Garcia.
L’Académie de l’USON n’ira pas au-delà de trente jeunes. Ce nombre demande déjà un effort pour le club, mais aussi pour de nombreux bénévoles ; tous assurant les navettes entre le terrain de jeu et les salles de cours.
« Nous les aidons au mieux », explique Patrice Koechlin, « cela nous semble important que le club donne envie aux jeunes de venir. À nous de leur donner envie de rester ». Et de réussir. Ballon ou stylo en mains.