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⦁ Xavier Péméja, manager de l'USON : "C'est la maladie qui décidera de la suite"
S’il souhaite que le championnat de Pro D2 reprenne, Xavier Péméja, le manager de l’USON Nevers, ne peut que s’en remettre aux décisions du gouvernement et de la LNR.
« Jeter vingt-trois matches à la poubelle, ce serait dur à encaisser. Comme tous les entraîneurs, à part ceux qui pourraient descendre peut-être, j’ai envie qu’on aille au bout de ce championnat. Mais ce n’est qu’un souhait, ça ne dépend pas de nous. Aujourd’hui, personne ne sait ce qu’il va se passer, on est dans l’inconnu le plus total. C’est la maladie qui décidera de la suite. La Ligue suivra ce que dit le gouvernement et nous on suivra la Ligue, qui est un peu notre gouvernement ».
Un lien maintenu avec les joueurs
Xavier Péméja, le manager de l’USON, comme tous ses homologues de Top 14 et Pro D2, est contraint à l’attente, puisque la LNR ne se positionnera pas avant la fin du mois d’avril sur la suite à donner à la saison 2019-2020.
Joueurs et staff neversois sont au chômage depuis maintenant plus de trois semaines, ne travaillent plus, mais entretiennent toujours un lien, via les réseaux sociaux notamment.
« On a donné un programme aux joueurs. Ils le suivent comme ils peuvent. L’avantage, c’est qu’ils sont nombreux à avoir de l’espace. Et on les appelle tous régulièrement. On leur envoie des quizz sur le jeu, pour les occuper mais aussi pour les faire réviser un peu. Il faut maintenir ce lien, c’est important. »
L’inactivité physique étant l’antithèse de la vie d’un sportif professionnel, l’épreuve du confinement n’est pas toujours simple à surmonter pour les rugbymen de l’USON. « C’est très difficile pour eux de rester sans rien faire. Ils sont habitués à l’hyperactivité au quotidien, à vivre le stress du compétiteur. Et, d’un coup, ils passent sur le fonctionnement de retraités. Le sportif ne peut plus vivre dans sa façon d’être naturelle. Ça peut être compliqué. »
Entre les droits télés, la recherche de partenaires... Les clubs vont souffrir financièrement
Au-delà du volet purement sportif, c’est aussi toute l’économie du rugby qui va tanguer dans les mois à venir. « C’est l’aspect le plus préoccupant. Entre les droits télés, la recherche de partenaires,... les clubs vont souffrir financièrement. » À Nevers, avec un stade qui réunit plus de 6.000 personnes en moyenne par réception, les pertes en billetterie seraient très importantes pour le club.
Recrutement et prolongations stoppés
« Les conséquences peuvent être terribles sur le plan économique pour les clubs. »
Et cela ne sera pas sans conséquence pour construire les effectifs de la saison prochaine, avec des masses salariales qui devront être revues à la baisse. « Aujourd’hui, par rapport aux renouvellements de contrat, comme pour le recrutement, tout est stoppé pour nous. Il faudra bien que l’on recrute un ouvreur, puisque le nôtre (Zack Henry, en partance pour Leicester, NDLR) s’en va, mais rien n’est fait encore. » Deux joueurs ont donné leur accord pour rejoindre l'USON la saison prochaine : Guillaume Manevy et Issam Hamel